La Tertulia

Réponse défi 134 par Jfred

le 12/07/2008 à 13h43


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C’est ta petite main dans la mienne            



C’est ton regard qui plonge dans le mien



C’est ton âme qui rencontre la mienne



C’est ton être qui se fait mien…



 



Qui peut défaire ce lien qui noue notre amour



Personne ne sera assez fort pour cela



Qui est assez fort pour ce voyage au long cours



Aussi fort pour se hisser bien au-delà



 



Merci à la chance d’avoir mit sur mon chemin



Cette femme qui fut et sera encore et encore



Celle qui a su arrimer son cœur au mien



Ta maman qui t’offrit pour que tu pousses, son corps



 



Ta couleur et la mienne ne font qu’un mélange



Ton sang est le même que celui qui coule en moi



Noir ou blanc , blanc ou noir, tu es mon ange



Métisse au sang mêlé, tu vivras sous mon toit



 



Tu laisseras parler les langues de vipères



Qui derrière ton dos te maudiront



Tu seras le petit être qui m’est nécessaire



Pour que ta mère et moi, plus fort nous nous aimions



 



Laisse-moi prendre ta main, pour que tu t’y sentes en sécurité



Laisse-moi guider tes pas, pour que tu ne te perdes pas



Laisse-moi gifler la haine, et vivre dans notre réalité



Laisse-moi t’aimer, te donner le sens de la vie sans en faire cas.



 



Tu es notre amour multicolore



Pas une ombre au tableau



Juste de baisers,  je te dévore



Et je l’affirme, nous sommes beaux



 



@Jean-Fred le 13.07.08


Clôture du défi 133

le 12/07/2008 à 11h28
Après tout ce temps, je viens mettre fin au défi 133 et vous proposer un nouveau défi puisque personne ne l'a encore fait pour le moment.

Je vous propose donc cette image que j'aime beaucoup en espérant qu'elle vous inspire.

.~*~.angelilly.~*~.

Réponse au défi 133

le 12/07/2008 à 11h17
Avec toutes mes excuses pour le temps que j'ai mis à voir ta réponse !

.~*~.angelilly.~*~.

.~*~.~*~.~*~.~*~.~*~.~*~.~*~.~*~.~*~.~*~.~*~.~*~.~*~.~*~.


" « Tiens, tiens !! Il fait beau aujourd’hui, tu ne trouves pas. »
« Bof !! »
« Si tu décollais ton nez de tes livres, pour une fois. Tu ne penses pas qu’il est temps que tu commences à profiter de tes vacances. »
« Je pourrais lire en paix. »
« Si tu le prends comme ça jeune fille. Va on sort et je ne veux pas voir ce regard la. »
Je me demande bien de quel regard elle parlait ce jour la mais je présume que je ne devais pas sauter de joie quand elle a décidé de me trainer dehors de force alors que je n’avais qu’une envie c’était de finir mon livre.

« Ah !! C’est vraiment une belle journée d’été »
« Yep !! »
« Tu pourrais faire un effort. On est au Zoo. »
Décidant, enfin de cesser de nous faire la tête, nous nous sommes promis de profiter de cette journée pour explorer le zoo en entier, et c’est dans cet état d’esprit que nous nous mimes en route. Commençant par les oiseaux, puis allant vers les reptiles et les mammifères. Je l’avoue j’étais au ange. J’ai toujours adoré les animaux depuis toute petites allant jusqu'à faire des élevages d’escargots en hiver et de scarabées en été, au plus grand désespoir de mes parents.

Le traversant de part en part, nous réussîmes à visiter pratiquement tout le zoo avant la fermeture. C’est ainsi, sur un petit nuage, que je me dirigeais vers la sortie quand une sirène retentie. C’était l’alarme du zoo qui indiquait qu’il y’avait un problème. Allongeant le pas, je continuais de me diriger vers la sortie ou ma mère m’attendait quand je vis à quelques pas de la, un immense ours brun se baladant en liberté. Pétrifié de peur, je me figeai sur place, incapable d’esquisser le moindre mouvement. L’ours quant a lui, se dirigeai vers moi, avec lenteur, son regard fixait au miens. Je ne savais pas quoi faire. Je ne pense pas, avoir été en mesure de faire quoi que ce soit à ce moment la. Je m’étais comme coupé du monde. Je n’entendais rien et mon regard demeuré accroché à celui de l’ours qui était a présent a ma hauteur. Il se mit à me renifler, prenant son temps pour m’étudier. Il joua avec les sangles de mon sac, puis se mit à me lécher la main comme un chat. Je venais de finir une barbe à papa et j’avais encore des restes de sucre sur les mains. Prenant, le bâton que je n’avais pas encore jeté, je le lui tendis tremblante. Il le prit, et s’affaissant sur ses pattes arrière ou plutôt s’asseyant, il lécha consciencieusement le bâton. Moi, immobile, tétanisé par la peur je le regardais, ébahis. Je ressentais l’envie de le toucher, de le caresser, de jouer avec lui comme je le faisais avec mon chat. Mais je ne fis rien. Je me contenter de le contempler. Je ne sais pas combien de temps je suis restée à le regarder débarrasser le bâton de tout le sucre avant que le vétérinaire du zoo et un dresseur arrivent pour le ramener.

Quelque jour plus tard, je suis revenue lui rendre visite. Je ne pourrais probablement jamais oublier la couleur de ses yeux, ni l’expression de son regard, comme celle d’un enfant ayant trouvé un trésor. Peut être es pour cela que je fais des études vétérinaires."


--
"With the moonlight to guide you
Feel the joy of being alive
The day that you stop running
Is the day that you arrive

And the night that you got locked in
Was the time to decide
Stop chasing shadows
Just enjoy the ride"

Morcheeba

réponse défi 133

le 20/06/2008 à 13h41

- Il faudrait que je vous dise un truc tout de même. Pensez vous honnêtement que je sois capable de faire ça ? Non mais vous m’avez bien regardé ? Vous avez vu ma taille ? Mon poids ? Et moi je serais capable de transporter un homme de corpulence assez forte ? Je crois que vous vous moquez de moi là. 



-         Des témoins ont fait un portrait robot et c’est vous tout craché !

-         Donc pour vous j’ai le faciès idéal pour ça ?

-         Oui pas de doute, vous êtes le meurtrier

-         C’est fou ça ! Encore si,  il m’avait mangé, j’aurais compris, mais il parait que je suis imbouffable. Alors faudrait savoir, il n’est pas mort d’empoisonnement.

-         Oui mais vu tout ce que vous faites et vu la façon que vous avez d’être, rien ne nous étonne plus.  Je sais pas si vous vous rendez compte, mais un lapin qui parle, ça ne se voit pas tous les jours, alors bon,  qu’il soit en plus un assassin, ça n’aurait rien d’étonnant.

-         Je suis innocent !! je le jure devant une botte de carottes s’il le faut.

-         Ah parce qu’en plus il faudrait qu’on aille au marché en acheter ? Vous dépassez toute commune mesure.  On nage dans le surréalisme.

-         Bah tant qu’à faire, pourquoi pas ? Vous paraissez étonné qu’un lapin puisse parler, alors que pour moi ça n’a rien d’extraordinaire. Je fais ça depuis que je suis né en fait, et croyez le si vous le voulez, mais mes parents faisaient de même.

-         Vos parents étaient également des assassins ?

-         Mais qu’allez vous extrapoler là ? non la seule chose que mes parents auraient pu tuer, ce n’est qu’un chasseur. Il parait qu’il y a un truc qui se dit «  le lapin chasseur », alors peut être oui, qu’ils en auraient été capable oui.

-         Ce matin, un lapin a tué un chasseur, c’est écrit dans tous les journaux..

-         Et bien, si vous vous mettez à croire tout ce qui se dit dans les journaux, je ne suis pas sorti de la casserole moi. Il faudrait peut être que vous ayez votre libre arbitre, et que vous raisonniez par vous-même. L’intelligence n’était pas en option à votre naissance.

-         Mais c’est qu’on se laisserait donner des leçons par un lapin ! C’est tout de même fou, c’est le monde à l’envers !! Non seulement on se coltine l’interrogatoire d’un lapin sur le meurtre d’un homme qui a dû être chasseur dans sa jeunesse, et en plus, ce même lapin nous donne des leçons, voir nous insulte.

-         Moi je donne ce que je peux. Je suis près à vous offrir mes services pour un tas de choses. Je peux être fin limier, remplacer habilement le chien, qu’il soit de traineaux ou de police

-         De traineaux ? Vous ? Mais vous nous prenez vraiment pour des blaireaux.

-         Alors si vous étiez blaireaux, je vous comprendrais peut être un peu mieux, vous seriez plus près de mon espèce.

-         Mais avouez bon sang ! Qu’on en finisse ! C’est vous ! Avouez !

-         Mais avouez quoi ? que j’ai tué cet homme ? Bah écoutez, si cela vous fait plaisir oui, j’avoue, d’accord c’est moi. Il a voulu squatter mon terrier, et comme je ne suis pas trop prêteur dans ce domaine, je l’ai fait passer de vie à trépas. Ceci dit, vous pourriez me dire merci.

-         Merci ? Et pourquoi donc ?

-         Et bien je vous ai débarrassé d’un grand prédateur.

-         Ah bon ? C’était un tueur de flic ?

-         Ah ça j’en sais rien, mais un tueur de lapin oui ! En tout cas potentiel. Vous avez dit tout à l’heure, qu’il aurait pu être chasseur, donc qui dit chasseur, dit chasseur de lapin, donc grand prédateur de nous !!

-         Oui mais nous, nous ne sommes pas de lapins, nous n’avions rien à craindre de lui.

-         Ah parce qu’en plus vous êtes égoïstes ? Et bien merci, et je me fais interroger par des égoïstes de la pire espèce.

-         Mais vraiment, mais vraiment !! Ce n’est pas possible ça !! Que croyez vous que va dire le juge d’instruction, lorsque nous aurons bouclé notre enquête ?

-         Et bien à mon avis, il va dire que vous êtes complètement fous.

-         Et pourquoi donc, s’il vous plait ? hein ? pourquoi donc ?

-         Et bien, pour avoir arrêté un lapin d’abord, ensuite pour faire avaler à un juge d’instruction que c’est une pate de lapin qui a signée la déposition, va falloir lui faire boire beaucoup de votre alcool. Vous savez celui qui est dans le deuxième tiroir du bureau là bas.

-         Mais puisque c’est vous le coupable !!!!

-         Oui peut être, mais allez lui faire comprendre à ce pauvre juge. Un lapin coupable d’un meurtre odieux. Jamais il ne va le croire.

-         Max !! Qu’est ce que je fais avec ce maudit lapin ?

-         Bah fout le à la casserole qu’il arrête de nous narguer comme ça !

-         Ben moi je serais vous, je ferais attention tout de même

-         Ah bon ? Et pourquoi donc ?

-         Je vous ai dit tout à l’heure que j’étais inbouffable, alors c’est à vos risques et périls si, à votre tour, vous disparaissez de la surface de ce monde.

-         Mais qu’est ce qu’on va en faire !! Qu’est ce qu’on va en faire ? Bon dieu de bon dieu !! Max dit quelque chose !!

-         Mais que veux tu que je dise ? J’en sais pas plus que toi moi. Il a raison par certains côtés, on va nous prendre pour deux cinglés. Déferrer un lapin ! faut le faire non ?

-         Mais il nous faut un coupable tout de même !!

-         Oui je sais je sais Phil, mais que veux tu qu’on y fasse, il va falloir qu’on s’en trouve un autre. Parce que là, on l’a ramassé un peu à l’aveugle.

-         Surtout par hasard oui !!

-         Oh ta gueule toi !! parce que déjà qu’on arrive pas à se décider sur ce qu’on va faire de toi….



Drinnnngggg !!!! Drinnnnngggggggg !!!

- Lapin réveille toi, c’est l’heure…

- Hein  quoi ? c’est l’heure ? de quoi ? hein ?

- Et bien d’aller travailler. Tu ne vas pas laisser les voleurs de poule courir aujourd’hui



@Jean Fred  20.06.08

Lancement défi 133

le 14/06/2008 à 11h59
Hello tout le monde,

je viens de nouveau clôturer le défi et vous en proposer un autre (133).

Je vous propose cette fois d'écrire sur le thème suivant :

les animaux

A vos plumes !

.~*~.angelilly.~*~.

défi 132

le 08/06/2008 à 15h31
Une jeune femme frêle, descend d’un pas mal assuré la rue des heures perdues. Les traits tirés, les cheveux ternes attachés, les vêtements trop sombres, larges et traînants mentionnent à grands cris un état intérieur précaire, une souffrance cuisante tellement profonde et douloureuse que le cerveau, par instinct de survie, l’a reléguée au fond bien au fond avec toutes les sensations. La jeune femme est transparente, presque immatérielle, le résidu de pluie sur les pavées ne reflète rien, elle passe inaperçue au milieu des quelques piétons qui constellent la vieille rue. Les visages l’évitent, trop affairés, ils rient à leur portable, fondent leur regard dans l’être aimé, scrutent leur montre, serrent leur manteau à la gorge pour contrer le froid.

L’héroïne, semblable à certains êtres très malheureux, a une constance ironique qui l’aide à mettre un pied devant l’autre, une sorte d’idée fixe qui lui sert d’instinct de survie. Un petit quelque chose qui l’empêche de sombrer et la fait avancer, tout en avouant de manière grinçante qu’il ne faut pas espérer de rémission. Ce petit rien ténu, elle le serre entre ses poings. Voilà qu’encore grâce à lui, elle gravit la dernière rue avant d’emprunter le chemin qui propose de partir à l’assaut de l’oppidum. Ce n’est pourtant pas ce qu’elle choisit de faire aujourd’hui. Elle entre dans le parc et se laisse tomber sur le banc en bois, celui qui est stratégiquement installé entre la fontaine et la vue imprenable sur le village. Elle caresse sur le dossier, le cœur sculpté qu’elle connaît bien et en devine, causées par le temps qui passe, les moindres interstices. Autour d’elle, vivent trois enfants bouillonnants, endiablés et une maman sereine à moitié plongée dans un bouquin épais. Des rires cristallins qui réveilleraient un mort, une joie débordante et des regards bienveillants qui lui mordent le cœur, elle sait que même s’il est silencieux et affaibli, son palpitant n’est pas mort. Pas encore. Elle se recroqueville soudain pour s’empêcher de s’étioler davantage et embrasse solidement ses genoux, elle inspire un grand coup s’efforçant désespérément d’emmagasiner un peu de vie chez ses gens qui en ont tant.

La voilà désormais, sa condition terrible, être à la frontière de la vie et de la mort et traîner chaque jour sa misérable enveloppe. Son existence ruisselle entre ses doigts, la contraignant de partir en quête d’un plaisir fugace qui lui donnera un énième soupçon de vie. Elle redoute l’après depuis le début. Les bonheurs du quotidien sont une peau de chagrin qui rétrécit de jour en jour, elle se les énumère : plonger ses mains dans le sable et le laisser s’écouler entre ses doigts, laisser son cœur se réchauffer lovée dans les rochers, sentir les embruns caresser les narines assise sur la jetée, marcher les pieds nus dans les coquelicots très tôt le matin, faire un vœu puis souffler les aigrettes des boules d’akènes et les regarder s’envoler, sentir respirer les oliviers en les enlaçant très fort, se laisser bercer par des rires d’enfants…

Elle réalise qu’elle est au bout, la peur l’étreint tout à fait l’espace d’un instant. Le chagrin tant réfréné s’emploie soudain à la balayer. Une larme puis deux s’échappent et roulent le long de sa joue, elle sanglote déjà tout bas. Lorsque les pleurs deviennent plus abondants la mère et les enfants effrayés quittent le parc la laissant en proie à un flot terrible.

Seule sur un banc, les émotions qui la trahissent la traduisent lui rappelant que sous le vernis elle existe.

 

mayasuperstar

 

réponse défi 132

le 07/06/2008 à 14h46

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Si l’ombre se reflète au-delà des murs du temple

C’est que le soleil s’est posé sur ce corps

Dans la pénombre qui tombe, est ce qu’il tremble ?

Ou,  est ce qu’il se repose de tant d’efforts ?

 

Les douleurs antiques qui régissent les âmes meurtries

Finiront par avoir raison de la jeunesse qui s’évapore

C’est plus tard qu’elle s’en rendra compte,  amoindrie

Quand l’ombre aura gagnée sur le terrain de la mort

 

Aujourd’hui, elle rêve au-delà du désir des sens

À celui qui, doucement se posera à ses côtés

Effeuillant les pétales d’une fleur aux pétales de sang

Souriant à la vie qui continue son cheminement zélé

 

Qui la touchera d’une main preste et légère ?

Qui saura la faire frémir d’un geste  précis ?

Elle ne sera à lui que s’il sait être fier

De la prendre toute entière  sur le lit.

 

Après, bien après, elle s’éteindra doucement

Et l’ombre regagnera son corps dénué de force

Pour la couvrir de la légèreté de son voile blanc

Afin qu’elle s’endorme dans les ruines du temple

Défi par Isie

le 06/06/2008 à 16h12
Il est parti. Elle sent encore autour d’elle toute la chaleur de son corps, la force poivré de son odeur, la douceur de ses mains et de sa peau, mais il est parti.
Seule dans le lit, elle se prend à frissonner. A peine quelques minutes après le départ de son amant et la solitude pourrait l’écraser. Mas elle résiste. Entre le rêve et le réveil, entre le jour et la nuit, elle se rappelle…
 
Elle se rappelle son arrivée hier soir, après sa journée de travail épuisante. Son sourire triste, son regard impénétrable. Elle sait qu’il la veut, elle sait qu’elle le veut, mais ils jouent à s’ignorer. Attendre, toujours attendre…
Il est venu avec une bouteille de vin et une fleur, un grand lys blanc. Elle n’aime pas ces clichés, et l’impression qu’il doive justifier sa présence chez elle à chaque fois, à chaque nuit. Pourtant ils existent ensemble depuis longtemps.
Elle lui a servit son dîné, et l’a écouter raconter sa journée. Elle n’a que peu parlé de la sienne, parce qu’elle préfère l’entendre lui, l’écouter lui, le regarder lui. Elle n’a que peu d’importance à ses côtés, elle se fond dans sa présence.
Lorsque le café a été bu, elle s’est étendue vers lui pour attraper son briquet. Sa main s'est tendue de l’autre côté du canapé, et il l’a saisit. Il l’a saisit et ne l’a plus lâchée.
Il aura fallu attendre plus de deux heures pour que ce premier contact se fasse. Et pourtant il se fait tout le temps. Les occasions sont plus que présentes.




Le soleil joue avec ses cheveux en bataille, et elle s’étire comme une chatte dans les premiers rayons matinaux. Aujourd’hui, elle n’a rien à faire, juste à attendre, dans le lit, que l’odeur de son amant s’évapore et que le froid la submerge.
Encore un peu hébétée, elle plonge la tête dans son oreille, elle savoure l’odeur de son parfum qui se mélange à celle de sa sueur, celle de sa peau, celle de ses cheveux. Des heures, elle pourrait rester des heures à sentir son amant.

Le moment où leurs lèvres se sont touchées, elle savait qu’elle ne pourrait plus s’éloigner de lui. Chaque nouvelle nuit a un gout de première fois. Chaque nouvelle nuit est un commencement, étrange, hésitant, timide mais se donnant à corps perdu.
Elle redécouvre son corps, la force de ses épaules, la délicatesse de ses poignets. Elle joue à caresser sa nuque et ses cheveux, à plonger ses doigts dans son dos, à apprécier la résistance des muscles. Lorsqu’elle lui enlève doucement sa chemise, elle apprécie chaque centimètre de peau qui se dévoile. Elle sait qu’il est pareil, il ne se jette jamais sur elle, chaque fois il attend, il regarde, un sourire discret aux lèvres. Il caresse la peau qui se dévoile sans jamais vouloir brusquer celle qu’il déshabille.

Son lit, puisque c’est toujours chez elle qu’ils se retrouvent, accueille les amants sans un bruit. Le témoin de ces nuits d’amour passionnées, de ces discussions étouffées, de ces rires éclatants et de ces gémissements de plaisir.



Un sourire éclaire son visage soudainement, au souvenir de la nuit passée. Il n’est jamais vraiment parti puisqu’il ne la quitte jamais vraiment. Elle se rappelle les corps qui bougent, la chaleur dans la chambre, elle a des visions de mains qui s’emmêlent, de corps qui s’emmêlent, de deux êtres qui ne deviennent plus qu’un, du plus profond de leur âme et du plus profond de leurs corps.
Seule dans le lit où elle a tellement été deux, elle regarde le soleil commencer la journée sans lui. Et malgré la fatigue, malgré le froid, malgré l’absence de celui qu’elle aime, elle sourit. Parce qu’elle sait que ce soir, ou demain soir, il reviendra la voir, et à nouveau il l’aimera comme jamais il n’a aimé personne, et elle se donnera à lui comme jamais elle ne s’est donnée à personne.

© isie

Cloture et nouveau défi

le 02/06/2008 à 11h46
Je profite que personne ne soit encore passé pour clôturer le défi 131.

Le défi 132 aura pour thème cette image.

Bonne écriture à tous.

.~*~.angelilly.~*~.

Info

le 30/05/2008 à 11h05
Je voudrais rappeler qu'il y a des catégories pour les articles.
Certains oublient peut-être parfois de la spécifier.

- Réponse défi pour toutes réponses à un défi (ça porte bien son nom)
- informations pour le reste

Je viens de passer plus d'une heure à classer les articles.
La majorité date d'avant la création de ces rubriques, c'est pourquoi il y en a tellement.
Je vous demande juste de bien classer vos futurs articles pour ne pas m'en rajouter, et si le coeur vous en dit, vous pouvez aussi m'aider à ranger les autres (il y a plus de vingt pages).

Merci.

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