La Tertulia

texte 128

le 01/03/2008 à 14h17
Tu n’as plus de larmes pour tes yeux

Et ton âme est sur le feu

Qui brûle tout

Et moi je veux te sauver

 

Il est trop tard, bien trop tard pour esquisser un retour en arrière.

Je hais les gens qui pensent tout savoir. Je n’aime pas qu’on m’assomme d’expériences nauséabondes parce qu’au final, je considère toujours que je ne fais pas parie du cercle très intime des gagnants.

Ne les confonds pas avec les vantards, eux ne méritent pas d’être considérés, ceux dont je parle sont bien plus pernicieux, parce que ce sont des miraculés. Ils étaient sur le fil du rasoir et ont, comme par magie, sauvé leur peau. Oui, eux sont les pires, ils ont acquis un statut.  Leur vie, souvent pas tendre, émeut. Tu sais et je sais que les émotions se ressentent avec violence dans les fibres. Dans la perdition des autres, on se reconnaît, au pire on compatit.

Eux ont réussi, là où j’échoue. Leurs histoires, je m’en moque, d’ailleurs, j’ai décidé de ne plus les écouter. Et si tu ne me comprends pas. Tant pis.

 

Tu n’as plus de larmes pour tes yeux

Et ton âme est sur le feu

Qui brûle tout

Et moi je veux te sauver

 

Si tu savais combien la main que tu me tendais entravait mon cœur.

 

Je ne veux pas retourner en arrière, je n’y survivrai pas. Je n’ai jamais été endurant. Sais-tu comment c’était avant ? Non, car le savoir naît de l’expérience.

Toi, que connais-tu de la douleur ? Ce n’est pas un mythe encore moins une allégorie. Lorsque tu lis ou entends qu’elle laboure le ventre et fourrage le cœur, pourrais-tu concevoir un instant qu’il s’agisse d’une image, d’une réalité ? Subis la charrue qui sillonne la terre de tranchées profondes, encaisse les animaux qui piétinent et ravagent les entrailles. Personne ne mérite ça. Et toi, tu ne me comprends pas. Tant pis.

 

Tu n’as plus de larmes pour tes yeux

Et ton âme est sur le feu

Qui brûle tout

Et moi je veux te sauver

 

Si tu savais combien ton regard posé sur moi me brûlait.

 

Mon nouvel état, celui que je me suis forgé, je l’aime et le cultive, car il me sauve. Ce repos, j’y ai droit. Sais-tu, combien je l’ai espérée et attendue, pour qu’elle m’offre le répit ? Alors mon indifférence, je la garde. Oui, et tant pis si tu ne comprends pas.

Je sens ton jugement tacite, tes yeux ne savent pas dissimuler. Accepte ma liberté,  rends-moi ton estime même si je choisis l’aliénation. Parce que c’est avec satisfaction que j’étouffe mes émotions. 


 

Tu n’as plus de larmes pour tes yeux

Et ton âme est sur le feu

Qui brûle tout

Et moi je veux te sauver

 

Si tu savais, tu cesserais de tisonner mon âme.

 

 

 

*mayasuperstar*

Commentaires

Par mayasuperstar le 05/03/2008 à 13h15

Vos commentaires sont toujours gentils et je vous en remercie.

Par Leslie le 04/03/2008 à 00h15

J'adore vraiment ta manière d'écrire, si étonnante !

Par @mandine le 03/03/2008 à 20h22

Très joli comme toujours
j'aimais beaucoup ton sujet Maya mais pas eu le temps d'y réfléchir :x

Avatar de angelilly

...I need my baby love...

Par angelilly le 03/03/2008 à 09h02

je ne peux qu'applaudir devant ta performance, moi qui n'ai pas su aligner trois lignes pour ce sujets... chapeau !

Avatar de syrielle

Par syrielle le 01/03/2008 à 15h22


tu as dit ce que j'avais envie de dire...



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