Si l’ombre se reflète au-delà des murs du temple
C’est que le soleil s’est posé sur ce corps
Dans la pénombre qui tombe, est ce qu’il tremble ?
Ou, est ce qu’il se repose de tant d’efforts ?
Les douleurs antiques qui régissent les âmes meurtries
Finiront par avoir raison de la jeunesse qui s’évapore
C’est plus tard qu’elle s’en rendra compte, amoindrie
Quand l’ombre aura gagnée sur le terrain de la mort
Aujourd’hui, elle rêve au-delà du désir des sens
À celui qui, doucement se posera à ses côtés
Effeuillant les pétales d’une fleur aux pétales de sang
Souriant à la vie qui continue son cheminement zélé
Qui la touchera d’une main preste et légère ?
Qui saura la faire frémir d’un geste précis ?
Elle ne sera à lui que s’il sait être fier
De la prendre toute entière sur le lit.
Après, bien après, elle s’éteindra doucement
Et l’ombre regagnera son corps dénué de force
Pour la couvrir de la légèreté de son voile blanc
Afin qu’elle s’endorme dans les ruines du temple

Commentaires
quelque part par là, j...
Par isie le 10/06/2008 à 12h39
... me fait penser à une pythie (pithye?), bref, ces jeunes femmes qui lisaient l'avenir...
ok, j'me cache
...I need my baby love...
Par angelilly le 09/06/2008 à 23h13
un petit côté mystère que j'aime bien
au-dessus des nuages
Par mayasuperstar le 08/06/2008 à 10h29
mmhhh...vaporeux...
Ajouter un commentaire