je ne suis pas là du week-end alors je poste maintenant.. à lundi
Il est là, toujours prêt, il attend
Il semble usé, fatigué par le temps
Le laissera t-on encore respirer ?
A son tour pourra t-il enfin danser ?
Il se détend à coté de son sac
Abattu comme après une claque.
Puis de la salle voisine, elle revient
Il aimerai tant épouser ses formes tous les matins
Etre pour elle son compagnon, l’ami de toujours
Etre aimé, considéré enfin avec amour.
Mais voilà, il venait d’être remplacé
Par un plus jeune, plus beau, plus racé.
Il ne perdait pas l’espoir de la reconquérir
Il rêvait pour lui encore d’un bel avenir.
Elle s’assit près de lui, préoccupée
Sera-t-elle prête pour virevolter ?
Il vit son regard se poser sur lui ce matin
Elle poussa le sac, le prit entre ses mains
Il n’y croyait plus depuis longtemps, il rosit
Ne bougeait plus bloqué comme par paralysie
Il venait d’être choisi, il saura faire les pointes
Courir le parquet, assurer les contrepointes
Vous avez reconnu pour qui elle a le béguin
C’est son vieux chausson de satin.
Belouga

Commentaires
Par catoxique le 19/03/2005 à 21h24
Non ne me dis pas que je suis aveuglée !!! Je dis...Quel talent ! Tu as donné une âme à ce chausson...C'est magique !
Gros péché d'orgueil...je suis fièreeeeee (oups pardon )
Je t'aime
Catherine
Par lili3666 le 19/03/2005 à 19h59
la fin javai hâte de la lire
franchemne ton texte est manifique
tu a un don pour laisser planer un léger suspence
bravo
Par emmy34 le 18/03/2005 à 23h31
Je me suis demandée jusqu'au bout " qui ?"
J'aime cette façon que tu as de parler des choses comme si elles étaient des êtres vivants
Par jfred le 18/03/2005 à 23h03
on ne sait qu'à la fin de qui il s'agit. un léger suspense, aussi léger que le pas des ballerines.
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