Le sais-tu ? Il fut un temps où j’écrivais sur du papier, le souvenir est agréable ; je me rappelle du doux contact de la tranche de ma main sur la feuille. Je la distingue encore glissant avec bonheur, je crois même l’avoir un jour entendu échapper quelques soupirs saccadés ou bien c’était peut-être moi. Dès lors, je posais, fronçant les sourcils mon index sous mon nez, le bic savamment suspendus entre mes doigts. Puis j’ordonnais à mes yeux de fouiller un endroit reculé de mon cerveau pour y extraire l’idée essentielle qui me manquait et qui sans doute s’y cachait. Et alors tout venait, dans le désordre certes mais avec exubérance et j’aimais ça. Ecrire avec mes tripes me manque parce qu’aujourd’hui, je mollis et me dérobe. Depuis que j’effleure les touches de mon clavier, je sais que je passe près des histoires, sans les atteindre vraiment. J’ai bien affûté mes yeux, ils savent que mes phrases me ressemblent au fond, elles sont sans saveur puisque créées du bout de la plume. Elles sentent le jauni et la sensation empruntée bien qu’en moi, persistent des images ; celle où je cours très très vite dans les flaques, celle où je crapote derrière les lauriers, sur celle- ci je rigole fort quand il passe devant moi, là j’écris sur les chemises en carton des poèmes insensés, ici je dors dans le bus les genoux retenus par le sac et mon baladeur crache du Cure, plus loin je montre que j’existe et j’inscris partout au blanco son nom, encore plus loin il me vole un baiser à l’ombre des oliviers, toujours plus loin on est à trois sur le chappy de Nono et on balance les bras à l’horizontal comme pour s’envoler…
Le perçois-tu que j’administre désormais des baisers rapides du bout des lèvres pour garder mon cœur bien scellé ? Dis, le sens-tu que vivre me manque ?
J’ai des envies, l’envie de mordiller le bout de mon stylo, l’envie de dire, l’envie de te dire. Aujourd’hui, ma lettre ne peut être que manuscrite puisque je veux me livrer toute entière. Je sens déjà ma main fébrile, prête à bondir. Comment exprimer mes ressentis ? Tu es unique et pour toi j’aimerai réinventer le langage mais je sais que je pomperai avec complaisance et démesure ce que j’ai entendu ou bien appris parce qu’il est bien coûteux de trouver le mot juste, celui qui épousera parfaitement les contours… J’ai tellement peur en fait de me perdre dans la redite, le creux ou bien le fade, de t’apparaître commune et sans envergure… Peut-être pourrais-je te chanter ce petit air ‘De mille saveurs, une seule me touche, lorsque tes lèvres effleurent ma bouche’ ou simplement te chuchoter à l’oreille un je t’aime comme au temps des premières amours...
Chers Amis Tertulians,
J’ai l’envie subite d’écrire sur ces quelques mots de Aaron
« De mille saveurs
Une seule me touche
Lorsque tes lèvres
Effleurent ma bouche… »
Je ferme le précédent défi et vous attends pour celui-ci.
Amicalement,
mayasuperstar
Bonjour à vous amis Tertulians,
Tertulia menaçant de périr sous la poussière pour cause d'oubli, je me permets de vous proposer un défi afin de relancer la machine.
Que vous inspire cette image?
A vos plumes et à la semaine prochaine.
mayasuperstar
(Que les ptits nouveaux ne soient pas timides et envoient un mi.)
C’est ta petite main dans la mienne
C’est ton regard qui plonge dans le mien
C’est ton âme qui rencontre la mienne
C’est ton être qui se fait mien…
Qui peut défaire ce lien qui noue notre amour
Personne ne sera assez fort pour cela
Qui est assez fort pour ce voyage au long cours
Aussi fort pour se hisser bien au-delà
Merci à la chance d’avoir mit sur mon chemin
Cette femme qui fut et sera encore et encore
Celle qui a su arrimer son cœur au mien
Ta maman qui t’offrit pour que tu pousses, son corps
Ta couleur et la mienne ne font qu’un mélange
Ton sang est le même que celui qui coule en moi
Noir ou blanc , blanc ou noir, tu es mon ange
Métisse au sang mêlé, tu vivras sous mon toit
Tu laisseras parler les langues de vipères
Qui derrière ton dos te maudiront
Tu seras le petit être qui m’est nécessaire
Pour que ta mère et moi, plus fort nous nous aimions
Laisse-moi prendre ta main, pour que tu t’y sentes en sécurité
Laisse-moi guider tes pas, pour que tu ne te perdes pas
Laisse-moi gifler la haine, et vivre dans notre réalité
Laisse-moi t’aimer, te donner le sens de la vie sans en faire cas.
Tu es notre amour multicolore
Pas une ombre au tableau
Juste de baisers, je te dévore
Et je l’affirme, nous sommes beaux
@Jean-Fred le 13.07.08
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