La Tertulia

Alexia et Elle

le 18/03/2005 à 22h41
Elle se souvint qu’il y avait 20 ans, déjà 20 ans, elle avait fait la comédie à sa mère pour qu’elle la laisse aller jouer chez Alexia sa copine de classe. C’était un mercredi matin, et elle le voulait, elle le voulait si fort. Sa mère lui avait demandé: » mais bon sang pourquoi veux tu y aller à tout prix? » 20 ans que le temps passait comme ça, avec ce souvenir qui au demeurant était d’une gaîté enfantine. Elle sautait dans toute la maison, elle riait, et plus elle riait, plus sa mère s’en exaspérait : » Mais arrête un peu!!, tu me rends folle arrête !! » Elle n’entendait pas, ce qu’elle voulait c’était arriver à 14h, heure, heure à laquelle elle irait chez Alexia..
Alexia, petite fille énigmatique, au regard souvent triste, qui ne trouvait dans sa vie que peu de chose d’attrayant. Déjà si jeune! 7 ans, et du haut de ses 7 ans, elle n’avait que peu de sourire à accrocher à son visage pourtant si joli. Elle arrivait chez Alexia, et Alexia changeait. La venue de sa camarade de classe lui éclairait le visage. Alexia était heureuse de voir qu’Elle seule s’intéressait à ce qui la faisait vivre. Quand Elle arrivait, de suite, c’était dans la chambre qu’on pouvait les trouver.. A plat ventre sur le lit d’Alexia, feuilletant un livre sur cette passion qui la nourrissait, et Elle ne pouvait que suivre tout ce qu’Alexia disait, Elle buvait ses paroles, les yeux écarquillés bien souvent, Elle rêvait en écoutant Alexia parler de cette passion.. Et quand sa mère venait la rechercher, Elle se disait ‘’ vivement demain que je vois Alexia ‘’
Dans la classe, elles n’étaient pas nombreuses à leur parler, oh Elle se souvient de tout ça, même 20 après, comment oublierait elle, les messes basses? Les ricanements? Tout ça parce que Alexia et Elle n’avaient pas les mêmes jeux. Dans la cours de récréation c’est sûr qu’elles ne jouaient pas avec les autres petites filles de leur age, non, elles préféraient s’éloigner un peu et Alexia fière de lui montrer les dernières choses apprises, durant son cours du samedi après midi. Le seul jeu qu’elles s’accordaient et qui soit commun aux autres enfants de leur classe c’était la marelle.. Du ciel à la terre, de l’enfer au paradis, à cloche pied, avec devant ce petit bout de caillou.. 20 ans, 20 ans de souffrance, 20 ans où il a fallu batailler ferme d’abord contre ses parents parce que ils n’étaient pas tout à fait d’accord sur son choix, pourtant Elle était déterminée. 20 ans qui passe comme cela, vite, et sans avoir le temps de se poser et regarder derrière soi.. Sauf aujourd’hui, le 01 avril 2005, quelle farce! Un anniversaire. Alexia où es tu maintenant? Alexia tu es partie un jour, comme ça, tu m’as planté comme ça, avec ma joie de vivre, avec mes yeux pleins d’étincelles quand plus tard, bien plus tard je venais te voir, t’admirer, parce que moi je n’arrivais pas à avoir ta grâce. Elle réfléchissait sur sa vie, sur ce qu’elle était devenue, sur ce qu’elle aurait pu être. Des regrets? Certes oui bien sûr, des peines? Bien évidemment, comment ne pourraient il pas y en avoir, quand Elle refaisait le chemin à l’envers. Alexia jouait si bien la comédie sur cette scene, Alexia ne vivait que pour son art, Alexia lui avait donné sa passion, son rêve, Alexia où es tu? Où es tu maintenant? Alexia tu ne fais que vivre, en moi…. Alexia se 1er avril 1999, il faisait presque beau, une légère brise soufflait.. Elle marchait dans les rues, un peu au hasard, les yeux rivés au sol, il ne faisait pas aussi beau qu’en 1999, son manteau léger la protégeais à peine de ce vent. Les mains dans les poches, des larmes dans les yeux, qui roulaient sur ses joues. Les passants devaient se demander ce qu’Elle pouvait bien avoir, quel est cet idiot qui avait dû la faire souffrir. Rien de tout ça, non juste le souvenir, d’Alexia.. Petite danseuse au pas agiles, petit rat au tutu rose, petite ballerine de papier, qui grandi comme toute petite fille grandit.. Qui devient de plus en plus belle.. Alexia qui rencontre l’amour de sa vie, celui qui la rends heureuse, mais celui qui ne se rends pas compte, au début, que devant lui, il y a un autre amour, celui de la danse. Elle marchait encore et encore le long des rues, Alexia je suis seule maintenant. Non il ne s’était pas rendu compte qu’on n’aime pas une danseuse si on n’apprends pas à aimer son art, si on accepte pas de partager. Il n’avait jamais compris non, jamais, sa jalousie grandissait au fur et à mesure qu’Alexia l’aimait de plus en plus.. Comment était ce possible? Elle ne le savait pas, elle n’avait toujours pas répondu à cette question. Alexia ce 1er avril 1999, quelle farce !
Tu étais sur la scène , Elle se souvenait, Elle la regardait danser le ‘’lac des cygnes ‘’ Alexia était grandiose, belle, racée, gracieuse, c’était Alexia !! Pourquoi a t’il fallu que tu joues la mort du cygne? Pourquoi a t’il fallu qu’il se change en chasseur? Pourquoi a t’il fallu qu’il tire? 1er avril 1999, 6 ans qu’Elle allait, en pleurant doucement rendre visite à son amie. Alexia. Ce petit cimetière de banlieue où repose Alexia à tout jamais. Elle regardait toujours la petite plaque qu’avait mis sa mère sur la tombe ‘’ A ma petite ballerine ‘’ et juste à côté la sienne « Alexia, mon amie » à quoi servait ces fleurs qui fanaient inlassablement depuis des années? A quoi servait il qu’Elle vienne pleurer sur sa tombe? Lorsqu’Elle chaussait ses chaussons pour se mettre à la barre, Elle pensait toujours aux conseils qu’Alexia lui donnait, et il lui arrivait même de sourire à cette pensée.
Ho bien sûr Elle dansait aussi, c’est Alexia qui lui avait donné cette passion. Sur scène bien souvent des larmes coulaient lorsqu’ Elle entamait la mort du cygne. Elle attendait, toujours Elle attendait.. Qui allait l’abattre?

Jean frédéric.
‘’jfred’’

Dernière Danse

le 18/03/2005 à 22h27
Dernière danse

*** ** ***

Aérienne, éthérée
Tu t’envoles
Tu décolles
Toi le tendre cygne
Qui cherche son lac

De peur tu frisonnes
Dans ton tutu étroit
Tu grandis si vite
Vertige !

Tu t’envoles
Tournoies
Voltiges
Tu emplis l’air de ton aura

Soudain le cygne s’élève
Le ciel t’attend
dans tes rêves
Sourire d’ange
Aux commissures tremblantes

Souris !
Il faut sourire
Souffrir et danser !
Pour son plaisir
Pour celle qui n’a pu danser

Tu pleures
Regarde, tu es belle !

Tu danses
Tu voles
Tel ange divin
Tu nous fais rêver
De ta beauté brune
Aux yeux de satin !

Triomphe !
Maman pleure de bonheur
Ton cœur est parti ailleurs

*** ** ***

Emmy

17.03.05

défi 3 Belouga

le 18/03/2005 à 16h54
je ne suis pas là du week-end alors je poste maintenant.. à lundi




Il est là, toujours prêt, il attend
Il semble usé, fatigué par le temps
Le laissera t-on encore respirer ?
A son tour pourra t-il enfin danser ?
Il se détend à coté de son sac
Abattu comme après une claque.
Puis de la salle voisine, elle revient
Il aimerai tant épouser ses formes tous les matins
Etre pour elle son compagnon, l’ami de toujours
Etre aimé, considéré enfin avec amour.
Mais voilà, il venait d’être remplacé
Par un plus jeune, plus beau, plus racé.
Il ne perdait pas l’espoir de la reconquérir
Il rêvait pour lui encore d’un bel avenir.
Elle s’assit près de lui, préoccupée
Sera-t-elle prête pour virevolter ?
Il vit son regard se poser sur lui ce matin
Elle poussa le sac, le prit entre ses mains
Il n’y croyait plus depuis longtemps, il rosit
Ne bougeait plus bloqué comme par paralysie
Il venait d’être choisi, il saura faire les pointes
Courir le parquet, assurer les contrepointes
Vous avez reconnu pour qui elle a le béguin
C’est son vieux chausson de satin.

Belouga

Défi n°3

le 13/03/2005 à 22h54
Je vous propose cette semaine d'écrire à partir d'une photo que je viens de choisir pour nous

A vos plumes !

Bonne écriture

Emmy

*******

Merci de vous inscrire en commentaire sur cet article et de poster vos textes samedi ou dimanche prochains

Merci

le 13/03/2005 à 22h03
Merci de votre participation au défi de la semaine.

Je voulais vous remercier tous de vous prêter au jeu aussi facilement

Cette semaine nous avons eu des poèmes et des textes.

Je voudrais remercier JFred de nous avoir offert son PREMIER POEME et je souhaite lui dire ici ce que j'ai écrit en commentaire
Pour un coup d'essai c'est un coup de Maitre, Chapeau Jfred !

Je n'ai pas vu de proposition pour le prochain défi.
Je me porte volontaire
Je vous le posterai demain lundi.


Merci de poster vos réponses le week-end prochain, c'est à dire dans une semaine. Vous pourrez vous inscrire à la suite du message de demain.

Bonne semaine à vous tous et bonne écriture.

Emmy

pour le défi 2

le 13/03/2005 à 20h26
bon jai po eu bcp de temps pour écrire
mai sa donne kelke chose de moyen

__________________________...

Un homme ordinaire se lève.
il es docteur.
mais ce matin là il se demande pourquoi il es devenu médecin.
parce ke son père le lui a demandé et meme ordonné.
il appelle l'hopital et leur dit que il ne rentrai plus jamais travaillé.

il sortit de son lit enfila un jeans
et sorti dehors sur la plage
cet homme se di ka présen il réalisera son rêve.
son rêve était de devenir écrivain

être docteur ne laisse aucun temps libres

être écrivain c'est de laiser libre son imagination et faire rêver les gens

alors toute personne qu'elle qu'elle soi mérite de réaliser son rêve
__________________________...


ses po gran chose mais ses tou se ke jai pu faire sette semaine

Neptune

le 12/03/2005 à 14h38
Neptune

******

Neptune de mort avide
Tes pas font trembler la terre
Guerrier, de ton errance sordide
Aux humains tu déclares la guerre

Divinité énigmatique
Tapie au fond des abîmes
Statue de dieu mythique
Que seul l’océan sublime

A toi le chercheur de rêves
Que le ventre de la mer sondes
Découvrant la divinité sur la grève
Au fond ce cette mer féconde

Divinité énigmatique
Tapie au fond des abîmes
Statue de dieu mythique
Que seul l’océan sublime

Fais accoucher cette mer
Sur ses sombres rivages
Tous ces hommes qu’on vénère
Redonnes-les nous sur tes plages

Divinité énigmatique
Tapie au fond des abîmes
Statue de dieu mythique
Que seul l’océan sublime

Tous ces marins que tu as pris
En traître, non consentants
Rends-les à nos cœurs meurtris
Rends ces pères à leurs enfants

Divinité énigmatique
Tapie au fond des abîmes
Statue de dieu mythique
Que seul l’océan sublime

Vides d’avoir tout pleuré
Pour nous, pour nos orphelins
Nos cœurs vont se libérer
Au retour de nos marins

Divinité énigmatique
Tapie au fond des abîmes
Statue de dieu mythique
Que seul l’océan sublime

Il n’y aura que l’amour vrai
Pour te libérer de l’errance
Toi que nos âmes effraies
Mets fin à cette pénitence

Tu pourras enfin en paix
Retourner au fond des eaux
De faim meurtrière repaît
La mort range ses couteaux

Emmy
Si vous lisez jusqu'au bout, vous allez comprendre que je fais encore allusion au seigneur des anneaux, je suis accro la, va falloir m'emmener dans un centre de desintoxication pour fans du seigneur des anneaux si ca continue!!!!!!!!!!lol

Une illusion désarmée, le seule, mais toujours vivace, malgré la contradiction, malgré les autres, malgré le temps, malgré les gens, il continue son chemin, il ne s’arrête pas. La plage est sienne pour le moment, il es seul sur le sable, il pense, il réfléchi, il réfléchi a son amour perdu, a sa quête qui vient de prendre fin, a ce qui aurait pu se passer si il n’avait pas réussi, si il était mort, il ne le serais que trop. Il sait qu’il serait mort a cette heure-ci si il n’avait porté l’Anneau en Mordor, la Comté ne serait plus, ceux qu’il connaît ne seraient plus, et pour une fois, il se rend vraiment compte de ce qu’il a fait, il a sauvé le monde et pourtant, il n’en est pas plus heureux pour autant. Il n’est pas heureux, mais pas malheureux non plus, il se questionne, il se demande pourquoi une si petite chose pouvait faire tant de mal, mais il n’a plus le temps de s’interroger, l’heure est venue pour lui de partir, il ne peut rester a contempler ses pensées, il doit partir vers les rivages immortels, avec son oncle et les derniers elfes porteurs des anneaux donnés aux elfes. Il ne sait pas, il es triste, mélancolique plutôt, mais ses amis sont heureux, mais ils auront toujours ce petit pincement au cœur, comme une insatisfaction, mais ils ne s’en vont pas, il s’en va tout seul, et laisse ses amis dans la Comté …Le temps passe, mais les blessures ne guérissent jamais totalement. Il l’a bien appris ça …Et il s’en va, Sam Pippin et Merry pleurent, mais ils savent au fond d’eux que Frodon ne pouvait rester en Comté …

Voili, dites moi ce que vous en pensez,..... Fan inconditionnelle!!!!!!!!!!...

sables émouvants

le 11/03/2005 à 22h18
Les yeux dans le vague, le vague à l'âme, Victor, tel une statue de marbre, regarde les vagues de l'océan...
Le visage diaphane, vétu d'un long manteau noir, figé, un pied dans le vide, au bord de la falaise de Biarritz, dans le bruit sourd des ressacs incessants, il les regarde s'aimer...
Laorens, pauvre et orphelin, et Saubade, fille d'un riche cultivateur, s'aiment...Ils se font le serment de s'aimer jusqu'à la mort...
Chaque soir, ils se retrouvent là, en dépit de l'opposition paternelle, dans cette grotte du Cap St Martin devenue leur chambre d'amour, face à l'immensité de l'ocean.
Il fait froid. L'oeil de Victor sonde la voûte celeste qui ce soir a revêtue, elle aussi, son manteau noir...Il n'y a pas d'étoiles, le ciel est trop chargé pour laisser filtrer le moindre rayon de lune, l'orage approche, la tempête menace...
Victor, fils de métayer, le promis de Saubade, songe... Il songe à son lendemain sans destin, à sa vie qui n'a pas trouvé son chemin, à son amour sans retour...
Il a trop aimé les étoiles pour avoir peur de la nuit, cette nuit, il l'a décidé, avant le dernier plongeon, il déposera le noir de son malaise au bord de cette falaise...
Il aurait voulu pouvoir l'oublier, mais seule la mort offre l'oubli, la vie n'a pas cette indulgence...
Au pied de la falaise, les deux jeunes amants, allongés sur le sable humide, rient, murmurent, gémissent. Leurs caresses et leur ardeur sont perceptibles...Victor connait bien ces sons de l'amour, qu'il venait écouter chaque soir, et qui telle une lame acérée, lui transperçaient le coeur...
Mais ce soir, il est plongé dans une torpeur opaque, seul le silence se fait entendre, tombant lourdement, écrasant le moment présent, apaisant les souffrances de son coeur...

L'orage éclate, les vagues se déchainent, l'océan poussé par le vent du large monte rapidement, trop rapidement, telle une marée d'équinoxe !..

Les amants enlacés sont surpris dans leur étreinte et se retrouvent prisonnier dans leur chambre d'amour. La fureur de cette immensité noire est indescriptible...
Victor entend le cri desespéré de son aimée...Lui qui voulait mourir ce soir, veut vîvre, se battre de toutes ses forces, pour la sauver !...
Sans aucune hésitation, il plonge, se débat contre les éléments en furie, resiste, lutte, hurle d'espoir et de desespoir...

Le silence est retombé.Il est là, comme un trou de néant, la tempête achevée...Va-t-il enfin se lever ? Juste un son, un murmure, une plainte...Non. Il reste, immuable tourment, nous laissant craindre l'instant suivant...

Laorens et Saubade furent retrouvés le lendemain matin, enlacés mais noyés, dans leur chambre d'amour au parfum sepulcral des antiques tombeaux...

Tais-toi, silence, tais-toi, bruit de tombes, odeur de catacombes, ou dis-nous ce que tu penses...Qu'est devenu Victor?
Parle, océan, parle, toi à la bouche blanchie par l'écume, dis-nous ce que tu sais...Qu'est devenu Victor?
O mère Nature, ne te montre pas si cruelle, devoile ton âme, crie nous tes couleurs!
Un arc-en-ciel s'est formé à l'horizon...La nuit suivante les étoiles brillaient...La falaise dominait toujours la grotte, dorénavant desertée...Seul le silence entendait les battements du coeur de Victor...

On appela ce lieu creusé dans les falaises, la "Grotte de la Chambre d'Amour". Des visiteurs illustres, comme la reine Hortense ou la duchesse de Berry se déplacèrent pour la voir...
Elle est devenue un lieu culte du romantisme...
Un matin, un touriste éberlué a pris cette photo...
Et moi, depuis, je sais que Victor a rejoint les âmes de l'océan, l'essence de la vie première, une vague parmi les autres...
Un matin, la force d'aimer l'a ramené à cet endroit, dans l'espoir sans doute, d'y retrouver l'âme de sa bien-aimée...
Ces empreintes sur le sable sont les traces de son amour perdu et de sa quête eternelle...
L'ombre de Victor plane sous la falaise du Cap St Martin...

Il ne faut pas avoir peur des ombres.Elles prouvent simplement qu'une lumière n'est pas loin...

Catoxique

Réponse défi n°2

le 11/03/2005 à 17h05
CELUI QUI PARTAIT
De chez lui rien ne l’inspirait
Tout juste un parfum suintait

Il glissait jusqu’au micro-ondes
Vers où la nourriture abonde

Entre le sel de table fin et le beurre
Sous l’œil de son poisson rouge flâneur

De sa fenêtre ouverte venait une odeur de tartine
Qui venait de dessous, lui chatouiller les narines

Il se leva à petit pas, et sa fenêtre ferma
Trois jours sans manger il était proche du coma

Il passa tous ses placards en revue
Mais ne trouva qu’un paquet de café moulu

Il est là, il semble tellement paumé
Pourtant son nez plonge pour respirer le café

Son regard marqué, se tourne vers l’évier
Trouve la petite cuillère recherchée

Où va-t-il ? Revient-il avec de l’eau ?
Oui, il vient de remplir un grand broc

Remplit la cafetière sans délicatesse
Embué par sa nuit d’ivresse

Il a envie de tout jeter, il n’a pas de courage
Il ne pense qu’à boire son breuvage

Rajoute une cuillérée, il a besoin d’un café fort
Voit coulé le flot noir, décide d’ouvrir les stores

Le soleil matinal traverse les persiennes
Sa plage à lui c’est la Seine

Il tend le bras, rêveur, se gratte le c…
Les doigts crispés, tapote son ventre dodu

Puis se dirige vers la cafetière pour prendre son café
Pense à son amour perdu avec qui il a passé des années

Prends un verre, le regard encore un peu flou
Passe la main dans sa barbe naissante, fait la moue

Une seule issue, d’un pas anodin
Se dirige sans entrain vers la salle de bain

Quand l’eau et le savon le réveilleront
Il ira comme les autres jours saluer son patron.

belouga

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