Aujourd'hui, je te regarde, debout, bien droite devant ce lit d'hôpital où dors ton bien aimé. Je t'observe, écoutant les encouragements des proches et les conseils du personnel soignant. Je vois bien que tu ne les entends pas, qu'une seule phrase résonne dans ta tête "je viens de perdre mon petit homme. Il est parti, pour toujours. Je ne pourrai plus le serrer dans mes bras..." et je comprend que tu aimerais prendre sa place. Je sais que tu aimerais que l'on te mette en terre et que lui soit toujours là...
Tu n’as plus de larmes pour tes yeux
Ton âme est sur le feu
Qui brûle tout
Et moi, je veux te sauver...
Moi, qui t'aime depuis si longtemps, en silence et en secret, je veux t'emmener loin, te faire oublier que c'est l'homme de ta vie qui lutte contre la mort dans cette chambre immaculée, que c'est ton fils que tu viens de perdre. Je t'offrirai tout ce dont tu désires: soleil, plages, sable fin et cocotiers, si tu me laisses recommencer nos vies, notre vie, ensemble...
Mais, c'est alors que ton regard croise le mien que je me rend compte à quel point de telles pensées sont absurdes et déplacées... Tes yeux sont pleins de tendresse. Nous savons tous les deux que je serai là pour toi, en toute amitié, en toute discrétion et que lorsqu'il reviendra à lui, celui que tu as choisi d'épouser reprendra sa place auprès de toi. Vous essayerez de reprendre le cours de votre vie, de guérir la blessure profonde que représente la perte d'un enfant. Vous serez plus que jamais soudés, unis...
Alors je sors de cet hôpital et, avant d'aller le rejoindre, je vais poser une dernière rose blanche sur la tombe de celui que je considérais comme mon fils, en pensant qu'il serait toujours là, si tu m'avais laisser veiller sur lui...
@mandine
- J'ai essayé ;) -

